Floriane Closuit

Qui est Floriane Closuit?

Portrait Floriane Closuit

Enfance et adolescence passée dans les années septante/quatre-vingts à Martigny en Valais dans un univers familial où se côtoient en permanence l’insolite et le traditionnel, l’excentrique et le conformisme. Cette singularité me pousse à explorer naturellement le côté le plus « fou ». Cette incursion dans le monde de la fantaisie, du créatif est très vite freinée, canalisée par le milieu ambiant et le bien faire, le devoir prennent le dessus! Que de conflits font rage en moi.

A l’adolescence, aller au cinéma devient pour moi un moment privilégié où tout est possible, où se côtoient le rêve, la folie, la démesure, le beau, le bien, le mal, l’imaginaire…

La projection terminée et retour à la réalité monocorde.

Je ne pouvais m’imaginer le cinéma autrement que comme spectatrice et faire des films restait avant tout un rêve que j’estimais inatteignable pour la provinciale que j’étais.

Après avoir effleuré l’idée d’aller dans une école de cinéma à New York, je m’inscris à l’Université de Lausanne en faculté de Lettres en Histoire, Histoire de l’art et Sciences Politiques. Parallèlement, je garde un tout petit pied dans le cinéma comme caissière au cinéma Palace à Lausanne. De cette période subsistent une boulimie de films et des échanges passionnants avec d’autres passionnés du 7ème Art.

A la fin de mes études, le choix de mon mémoire est très vite devenu une évidence. La section cinéma n’existait pas encore, mais quelques cours de cinéma étaient dispensés par Monsieur Rémy Pithon. J’opte pour un mémoire bidisciplinaire histoire/cinéma avec le film Die letzte Chance de Leopold Lindtberg tourné en 1944. La recherche me permet de découvrir l’histoire du tournage, les différentes versions du scénario, le choix des acteurs, les rapports avec le politique, la production, la diffusion. J’oriente mon travail sur l’aspect fictionnel, c’est-à-dire, comment la fiction peut devenir le miroir d’une mentalité collective, et révéler a posteriori la complexité et les nombreuses contradictions d’une période-charnière de notre pays.

Mes études terminées, je fais un stage à la Médiathèque du Valais, j’organise une exposition sur le cinéma suisse et… je commets une première ébauche de scénario que je soumets à Denis Rabaglia. Denis me parle alors du personnage principal, de son talon d’Achille, quel est son objectif, quels sont les obstacles, les enjeux, le climax… Ah oui, il faut tout ça pour écrire un scénario.

La rencontre avec l’homme que j’aime et l’arrivée d’un adorable bébé Elisa me font mettre une petite parenthèse à mes velléités de scénariste. Lorsqu’ Elisa atteint ses 2 ans, j’apprends qu’un cours de scénario donné par Antoine Jaccoud au Davi (prédécesseur de l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne, actuellement ECAL) est ouvert à d’autres participants que les étudiants. Et là ! La révélation, le sentiment d’avoir re-trouvé sa voie. J’écris un court métrage, Laura, l’aura pas ! Et réalise qu’un scénario sans réalisateur n’est rien. Je pars à la recherche de la perle rare, que je trouve en la personne de Vincent Pluss. Après avoir vu son court-métrage L’heure du loup, je me dis qu’il pourrait être le réalisateur de Laura, l’aura pas. Rien n’est simple et je me retrouve confrontée à la réécriture selon les désirs du réalisateur. Je m’y attelle confiante et entre dans une autre dynamique. Après tout, un réalisateur a aussi besoin de s’approprier une histoire. Des mois de rencontres et de réécriture qui débouchent finalement sur l’abandon du réalisateur qui préfère se consacrer à ses films.

Je laisse Laura de côté et me pose plein de questions sur l’avenir de ce scénario et des suivants. C’est alors qu’intervient la rencontre avec Antoine Plantevin et le début de ma professionnalisation. On décide d’écrire un scénario ensemble dans le cadre de Doegmeli et de notre collaboration naîtra C’est mourir un peu ? Au Festival de Locarno, je découvre pour la première fois un scénario sur lequel j’ai travaillé, porté à l’écran…Que d’émotions.

Conjointement, j’enseigne le scénario à l’Eracom et lors d’un voyage d’études en Iran, je réalise avec le concours d’étudiants, un documentaire, une sorte de récit filmé de notre séjour en Iran, La moitié du monde…

Enrichie, encouragée par ces deux expériences, je reprends la trame de mon premier scénario Laura, l’aura pas en le simplifiant, en me concentrant sur le personnage principal et son conflit. Enfin je me lance, je vais réaliser le scénario et ce sera Ces petits riens, mon premier court-métrage fait avec 3x rien, une équipe d’amis, de l’enthousiasme et une certaine naïveté.

Le film est sélectionné à Soleure, est un des coups de cœur de Ivo Kummer, puis Montréal et son festival des films du monde, quels premiers pas satisfaisants et encourageants.

For de cette première expérience, je me lance dans l’écriture d’un nouveau scénario qui devient La clé des champs.

Une autre aventure avec des conditions de tournage à l’opposé de Ces petits riens : une équipe de techniciens hors pair, un tournage en 16mm et une expérience humaine incroyable. Le film se tourne dans un EMS, la Résidence Bellerive à Cortaillod, où durant une semaine l’équipe du film et les résidents se côtoient.

Mais c’est surtout la rencontre avec quatre actrices formidables et les derniers plans qui irradient de la présence lumineuse et merveilleuse de Marcelle de Kenzac – qui vient de nous quitter. Je lui dois toute ma reconnaissance et mon admiration.

Je viens de terminer Par surprise(s), un court métrage dont le thème est la difficulté d’être soi-même tout en étant épileptique, ce qui est une gageure !

Et maintenant, en route pour l’écriture d’un long métrage… Quel en sera le thème ? Suite au prochain numéro !

A bientôt.

Curriculum Vitae

Membre

Scenario, DreamAgo, Valais Film, Fonction:Cinéma, Forum de la Production Romande

Formation

  • 2003-2005
    Participation au stage de direction d’acteurs, niveau  avancé avec Pico Berkowitch, organisé par Fonction:Cinéma.
  • 2000-2001
    Participation au  stage d’écriture organisé par FOCAL, avec Robert McKee et Terry Hayes.
  • 1995-1996
    Participation à l’atelier scénario DAVI/FOCAL avec Antoine Jaccoud
  • 1991
    Licence ès Lettres (Histoire, Histoire de l’art, Sciences Politiques) à Lausanne. Mémoire en Histoire : analyse du film « Die Letzte Chance » de L. Lindtberg dans une perspective historique.

Expérience professionnelle

  • 2001
    Participation régulière à des ateliers d’écriture de scénarios.
  • 1998-2007
    Enseignement du cours à option « Du scénario à la réalisation. Approches théorique et pratique » à l’ERACOM. Soutien d’écriture et de réalisation de courts métrages réalisés par les étudiants de l’ERACOM.
  • 1998-2000
    Administration de l’ARC.
  • 1996
    « Camping Car » court métrage de fiction de Nadejda Magnenat, assistante de réalisation.
  • 1991
    Conception et responsable de l’exposition « Images de la Suisse à travers le cinéma » pour la SBS.
  • 1990-1991
    Stage à la Médiathèque Valais, à Martigny.
  • 1989-1996
    Activité théâtrale pour trois spectacles donnés au Théâtre des Trois P’tits Tours à Morges.

Scénario

  • 2001
    « C’est mourir un peu? » d’Antoine Plantevin. Co-scénariste.

En développement

  • 2008
    Ecriture d’un long métrage de fiction en cours
  • Collabore à de nombreux projets d’écriture

EFM production

  • 2008
    EFM production « Par surprise(s) » fiction, Digi Beta, 15 min.
  • 2006
    EFM production « La clé des champs » fiction, 35mm, 14 min. Nombre de spectateurs : 50’000.
  • 2003
    EFM production « ces petits riens » fiction, Beta SP, 15min. Nombre de spectateurs :35’000.
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